La plupart des cravates sont faites en soie, et peuvent constituer un objet de luxe et de démarcation sociale. Obligatoire au travail pendant une période, l’effet start-up nation a déteint sur le vestiaire masculin en lui donnant moins d’importance, excepté pour les occasions spéciales. C’est aussi pour cette raison, que les cravates portées jusqu’aux années 90 se retrouvent dans les centres de tri et friperies, qui en ont à revendre, tandis que d’autres dorment dans les placards.

En dissécant une vieille cravate, je me suis rendu compte qu’il y a beaucoup plus de tissu que je ne le pensais. Je l’ai enroulée autour de moi et en réfléchissant, malgré le fait que le sens n’était pas celui du droit fil, il y avait possibilité d’en faire un top.

D’un accessoire masculin, faisant un clin d’oeil au patriarcat, j’en fais un top avec des matériaux de luxe sur-mesure, le tietop.

Ce top n’est pas industrialisable. Chaque cravate est sélectionnée avec soin, pour trouver les plus beaux motifs dans des friperies ou des vides greniers. Souvent de marques différentes, chaque patron est différent et donc chaque doublure l’est aussi. Le seul moyen pour industrialiser ce procédé est de faire un partenariat avec une marque, pour que les invendus soient destinés à être transformés. Les déchets seraient notablement réduits, avec la possibilité de faire un top réversible, en associant deux cravates de même coupe, et donc de ne pas avoir besoin de couper de doublure.

 

Vous avez aussi la possibilité d'upcycler une de vos cravates! N'oubliez pas d'indiquer votre tour de poitrine pour qu'il vous aille comme un gant.